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Nom du blog :
parolesducaillou
Description du blog :
Paroles inspirées de la plus belle île du monde, la Nouvelle Calédonie, terre de mes souvenirs...
Catégorie :
Blog Société
Date de création :
15.01.2008
Dernière mise à jour :
07.05.2008
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Echos

Posté le 07.05.2008 par parolesducaillou
Echos des voix d'ailleurs
dans mon coeur
chaleureuses

Echos des plaintes d'océan
brisées dans le vent
douloureuses

Echos des chants sereins
égarés sur le chemin
apaisants

Echos des murmures perdus
silences déchus
maintenant

Je n'oublierai pas

Posté le 28.04.2008 par parolesducaillou
Je n'oublierai pas
les longues soirées auprès du feu
la chaleur des sourires, les flammes dans les yeux,
les éclats de rire et les silences respectueux

Je n'oublierai pas
l'appel du sang et l'oubli des frontières
la main tendue les coeurs ouverts
cette humanité débordante telle qu'on l'espère
ailleurs

Je n'oublierai pas,
le chant de la terre et le murmure de l'eau
ces instants de bonheur au bord du ruisseau
l'oubli de soi, la vie seulement et plus de maux

Je n'oublierai pas

Cahier d'un retour au pays natal - Extrait

Posté le 24.04.2008 par parolesducaillou
En souvenir...

« Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les bras en l'attitude stérile du spectateur, car la vie n'est pas un spectacle, car une mer de douleurs n'est pas un proscenium, car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse... »

Le poète de l'universelle fraternité nous a quitté...

Posté le 24.04.2008 par parolesducaillou
Il y a un peu plus de trois mois, je plaçais sur mon blog un extrait de Prophétie. Le 17 avril, Césaire décède sur son île à Fort de France. Triste nouvelle qui a fait coulé beaucoup de larmes et laisse un vide immense dans beaucoup de coeurs. Mais son oeuvre retentira encore pendant des décennies et des siècles je l'espère.

''mais est-ce qu'on tue le Remords, beau comme la
face de stupeur d'une dame anglaise qui trouverait
dans sa soupière un crâne de Hottentot?''

Aleas

Posté le 05.04.2008 par parolesducaillou
La nuit tombe sur ton image
comme si les lignes se dissipaient
la lumière disparait
malgré mon amour et ma rage

Le vent se lève sur mes souvenirs
j'essaye de lutter mais en vain
mon coeur se plaint
le temps est de tous mes ennemis le pire

Si moi je t'oublie qui te ramèneras
qui te raconteras l'âme déchirée
qui rediras ton nom et ta beauté
si moi je t'oublie, ne m'oublie pas

Déchirement

Posté le 30.03.2008 par parolesducaillou
Petite étoile au fond de mes yeux
Quand les vagues dansaient à l'horizon
Quand la nuit appelait les doux frissons
Sous l'aile protectrice de tes aïeux

Petit sourire sur mon visage
Quand les chants dominaient le rythme de mon coeur
Quand les murmures de l'eau douce atténuaient mes peurs
Reverrai-je un jour ton rivage

Petites larmes sur le sentier
Quand le vent souffla pour me ramener
Quand le ciel gronda avec majesté
Petites larmes pour m'en être allée

Souvenir

Posté le 12.03.2008 par parolesducaillou
Le temps peut passer,
les mois peuvent s'écouler,
l'amour peut s'effacer,
on peut même tout oublier,
mais il y aura toujours une trace
pour réveiller les souvenirs,
un vent qui chante,
un foulard,
un au revoir.

Gö bari ki ki-nya bûrû buké ré tö böödêê-i.
Wé dè kaaru rö nédö ré gö dè êrê yè-i mâ.

Extrait de Albert Cohen, Le livre de ma mère

Posté le 12.03.2008 par parolesducaillou
A tous ceux qui ne l'ont pas lu, et même à ceux qui n'aime pas lire, ce livre est bouleversant et c'est le plus beau témoignage d'amour, selon moi, que l'on peut offrir à une maman. A chaque ligne les larmes viennent, parce que ce que décrit A. Cohen, c'est des situations qui arrivent dans la vie de chacun, et où chacun se reconnaît. J'espère que cet extrait vous donnera envie de lire son oeuvre.

Dans ma solitude, je me chante la berceuse douce, si douce, que ma mère me chantait, ma mère sur qui la mort a posé ses doigts de glace et je me dis, avec dans la gorge un sanglot sec qui ne veut pas sortir, je me dis que ses petites mains ne sont plus chaudes et que jamais plus je ne les porterai douces à mon front. Plus jamais je ne connaîtrai ses maladroits baisers à peine posés. Plus jamais, glas des endeuillés, chant des morts que nous avons aimés. Je ne la reverrai plus jamais et jamais je ne pourrai effacer mes indifférences ou mes colères.

Je fus méchant avec elle, une fois, et elle ne le méritait pas. Cruauté des fils. Cruauté de cette absurde scène que je fis. Et pourquoi? Parce que, inquiète de ne pas me voir rentrer, ne pouvant jamais s'endormir avant que son fils fût rentré, elle avait téléphoné, à quatre heures du matin, à mes mondains inviteurs qui ne la valaient certes pas. Elle avait téléphoné pour être rassurée, pour être sûre que rien de mal ne m'était arrivé. De retour chez moi, je lui avais fait cette affreuse scène. Elle est tatouée dans mon cœur, cette scène. Je la revois, si humble, ma sainte, devant mes stupides reproches, bouleversante d'humilité, si consciente de sa faute, de ce qu'elle était persuadée être une faute. Si convaincue de sa culpabilité, la pauvre qui n'avait rien fait de mal. Elle sanglotait, ma petite enfant. Oh, ses pleurs que je ne pourrai jamais n'avoir pas fait couler. Oh, ses petites mains désespérées où des taches bleues étaient apparues. Chérie, tu vois, je tâche de me racheter en avouant. Combien nous pouvons faire souffrir ceux qui nous aiment et quel affreux pouvoir de mal nous avons sur eux. Et comme nous faisons usage de ce pouvoir. Et pourquoi cette indigne colère? Peut-être parce que son accent étranger et ses fautes de français en téléphonant à ces crétins cultivés m'avaient gêné. Je ne les entendrai plus jamais, ses fautes de français et son accent étranger.

Extrait de Louise Michel, 1874 en parlant de la Nouvelle Calédonie

Posté le 12.03.2008 par parolesducaillou
"Tout ici déracine l'être de lui-même ;
le silence profond, la solitude
où la pensée frappe de ses ailes les sommets tourmentés des montagnes ;
tout cela vous emporte loin, bien loin de votre existence."

Citation de La Rochefoucauld dans ses Maximes

Posté le 12.03.2008 par parolesducaillou
L'absence diminue les médiocres passions
et augmente les grandes,
comme le vent éteint les bougies
et allume le feu.
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